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La sophrologie
La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso CAYCEDO, neuropsychiatre, aujourd’hui professeur de neuropsychiatrie à la Faculté de médecine de Barcelone.
Elle s’est constituée en tant que science fondamentale de l’homme à double titre :
1. Parce qu’elle s’intéresse au fondement même de l’être humain, à savoir la CONSCIENCE qui conduit l’homme à donner un sens et une valeur à ses actions, présentes, passées et à venir.
2. Mais aussi parce qu’elle est « science-mère » et va avoir des applications dans les sciences de la santé et toutes les sciences humaines
Une des bases de la Sophrologie est la PHENOMENOLOGIE
Le phénomène de conscience est la capacité que l’homme a d’entrer en relation avec le monde, à être présent, selon des modalités qui lui sont propres.
Lorsque cette présence à soi-même, aux autres et à tous les objets du monde disparaît, lorsque ce lien se rompt, lorsqu’un être humain n’est plus présent à rien, nous disons qu’il a perdu conscience.
La sophrologie, en tant que science fondamentale tend à élucider, expliquer et étudier ce lien.
C’est ce qu’on appelle la phénoménologie.Elle ne se confond pas avec les « contenus de la conscience » ou le « vécu ».
C’est la présence elle-même et non ce qui est présent que la sophrologie étudie.
C’est de la vie de la conscience, en train de se vivre avec ses capacités et ses possibles que la sophrologie retient.
Cela induit la deuxième base qui est L’EXPERIENCE VIVANTIELLE
La Sophrologie ne porte pas son attention sur les « valeurs de l’existence » mais se focalise sur « l’acte par lequel l’homme peut donner un sens et une valeur à son existence » :c’est la vie telle que nous l’éprouvons à travers notre « se mouvoir » ou notre « se tenir tranquille », notre « souffrir », notre « jouir », ou notre « s’émouvoir », la vie telle qu’elle se révèle à chacun de nous, faisant de chacun de nous un vivant.
L’homme est au monde au sens où, en se rapportant à celui-ci, il en fait l’épreuve. Cette révélation du monde et les modalités à travers lesquelles nous faisons l’épreuve de la vie et nous éprouvons vivant, est nommée en sophrologie « expérience vivantielle ».
L’expérience vivantielle implique donc le rapport entre le CORPS (qui vit) et la CONSCIENCE (qui vit avec lui).
Les méthodes sophrologiques dévoilent à l’homme comment se constitue sa propre conscience. Il pourra ensuite les utiliser pour renforcer sa capacité à « être consciemment ».I
l découvre la liberté d’utiliser son « savoir être » particulier, celui qui lui est propre pour donner un sens et une valeur à ses actions.Si la pratique de la sophrologie peut intéresser tout le monde, elle présente un intérêt particulier pour ceux qui éprouvent un sentiment d’angoisse, de menace existentielle :
- soit du fait de la maladie ( sophrologues cliniciens, professionnels de la santé)
- soit du fait de difficultés d’intégration à notre société,
- soit du fait de crises de l’existence : adolescence, naissance d’un enfant, ménopause, deuil, rupture, retraite, profession, apprentissage, formation….
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