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Hypnose Analytique


L’Hypnose Analytique

1. Explication du phénomène d’hypnose :
 

L’hypnose est un état psychophysiologique normal. Pourquoi ? :
« psycho » car les subjections sont acceptées par le subconscient
Le subconscient en hypnothérapie, remplace l’inconscient de la psychanalyse. C’est une banque de tous les évènements du passé ayant eu un impact émotionnel. Il n’analyse pas, ne raisonne pas. C’est une partie irrationnelle de soi-même. Comme il n’analyse pas et ne raisonne pas, il accepte littéralement (c’est-à-dire « à la lettre ») les suggestions. Il contrôle le système nerveux autonome (c’est-à-dire « qui régit avec ses propres lois ») : le rythme cardiaque, les fonctions respiratoires, la régulation thermique, le système circulatoire etc…
 
« physiologique » car il y a baisse du métabolisme (diminution de la respiration, du rythme cardiaque etc…)
 
« normal » car c’est un état intermédiaire entre la veille et le sommeil, un « état de conscience » que tout le monde vit en s’endormant ou en se réveillant. Il existe également des états hypnotiques spontanés :
 
• en lisant, quand on oublie l’entourage
• quand on rêvasse, le regard fixe et ne cligne pas, alors qu’en état de veille, on cligne des yeux 30 fois par minute
• sur l’autoroute avec le ron-ron du moteur, les voitures qui défilent et le paysage monotone
• au supermarché etc…
 
L’hypnose est donc un état réveillé, sauf que les yeux sont fermés.
 
 « conditionnellement » car c’est une forme d’apprentissage, et avec la pratique on peut arriver à un état plus profond d’hypnose.
 
L’hypnose est un moyen d’augmenter la suggestibilité, trait inhérent à tous les êtres humains. On est tous suggestibles. On a tous la capacité d’accepter des suggestions depuis que l’on est tout petit (« fait ceci », « ne fait pas cela »).
 
L’hypnose est une expérience agréable qui provoque une très grande détente.
 


2. Annuler les idées fausses :

    L’hypnose ne présente aucun danger, sous la direction d’hypnotiseur compétent. Parmi toutes les psychothérapies, elle est une des plus sûres.
 
  Sous hypnose, le sujet ne perd pas conscience. Même en état hypnotique très profond, le sujet reste en contact avec la réalité. La capacité de réfléchir, de raisonner est maintenue.
 
  Sous hypnose, le sujet ne révèlera pas ses secrets. On ne peut pas forcer quelqu’un à dire ce qu’il ne veut pas dire. Le sujet ne révèlera que ce qui est lié au problème pour lequel il vient consulter.
 
  L’hypnose n’affaiblit pas l’esprit.
 
  L’hypnose ne cause pas de dépendance. L’hypnothérapie (contrairement à la psychanalyse) est une thérapie brève, et on apprend systématiquement au patient l’autohypnose.
 
  Le sujet n’abdique pas sa volonté sous hypnose. Il est très difficile d’hypnotiser quelqu’un contre sa volonté.
 
  Le sujet se réveille toujours. Il est très facile de s’endormir. Il se réveillera forcément.
 
 Être ouvert à l’hypnose ne veut pas dire être crédule ou naïf.
 
Tous ces préjugés sont véhiculés par les spectacles d’hypnotiseurs de théâtre (où toute la séquence est préparée à l’avance).


3. Problèmes pouvant être traités en hypnose :  

a. Thérapie comportementale et cognitive :
Anxiété et phobie
Dépression, insomnie
Verrues, allergies
Migraine, asthme
Colopathie fonctionnelle
Stress post-traumatique

b. Tabagisme

c. Obésité, anorexie, boulimie

d. Alcoolisme

e. Thérapie sexuelle

f. Hypnothérapie des enfants :
énurésie (pipi au lit)
asthme
tics et habitudes
onychophagie (ronge ses ongles)
succion du pouce
bruxisme (frottement des mâchoires lors du sommeil)
dyslexie

g. Hypnose pour amélioration des performances sportives

h. Hypnose dans le contrôle de la douleur

i. Hypnose dans la vie quotidienne pour :
mémoire
concentration
confiance en soi
les études

j. Régression en âge.


4. Brève histoire de l’hypnose :


Il est classique de faire remonter l’histoire scientifique de l’hypnose à Antoine Messmer en 1878 ; en fait, l’hypnose existe depuis la plus haute antiquité, elle était utilisée en Egypte et en Grèce.
 
En 1880, Charcot s’empare de l’hypnose pour en faire l’instrument de sa carrière à grand tapage, et fait peu cas de la réserve déontologique attendue de la part d’un médecin. Il sélectionne des patientes hystériques sur lesquelles il fait des démonstrations publiques aux médecins et aux non-médecins. Ce faisant, il a contribué au discrédit de l’hypnose dans le monde médical français.
 
Sigmund Freud, à 29 ans, vint passer six mois à Paris dans le service de Charcot, et fut très impressionné par la réalité du phénomène hypnotique. On peut même imaginer que c’est à partir de là qu’il découvrit la notion d’inconscient. De cette expérience, Freud garda la conviction que le malade détient tous les éléments de sa guérison, et qu’il importe de les lui faire exprimer librement pour l’aider à libérer son inconscient.
 
Milton H. Erickson, médecin-psychiatre en 1930, a compris que l’inconscient n’était pas un placard où s’entassaient tous les évènements que nous voulions refouler, mais une instance d’équilibre constituée de tout ce qui n’était pas « ici et maintenant ». Il ouvre la porte à l’empathie, inexistante dans la position d’analysant couché sur un divan, ne voyant pas son thérapeute, et il développe la compassion.

Maria-Dolores Sanchez
Ludologue
Psychothérapeute
Formatrice, conseil en sciences humaines
Psychogenealogiste

Gérard Hebert
Psychothérapeute
Iridologue
Auriculothérapeute
Formateur, conseil en sciences humaines

Laurence Chemin
Psychothérapeute
Hypnothérapeute

Catherine Dornay
Naturopathe
Réflexologue, techniques manuelles
Sophrologue
Formatrice en techniques manuelles
Conseillère en comportement alimentaire

Dominique Rubilotta
Conseiller en Fleurs de Bach
Iridologue
Praticien en Thérapie Comportementale