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L’Hypnose Analytique
1. Explication du phénomène d’hypnose :
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| L’hypnose est
un état psychophysiologique normal. Pourquoi ? : |
« psycho » car les subjections sont
acceptées par le subconscient
Le subconscient en hypnothérapie, remplace l’inconscient
de la psychanalyse. C’est une banque de tous les
évènements du passé ayant eu un impact
émotionnel. Il n’analyse pas, ne raisonne
pas. C’est une partie irrationnelle de soi-même.
Comme il n’analyse pas et ne raisonne pas, il accepte
littéralement (c’est-à-dire « à
la lettre ») les suggestions. Il contrôle
le système nerveux autonome (c’est-à-dire
« qui régit avec ses propres lois ») :
le rythme cardiaque, les fonctions respiratoires, la régulation
thermique, le système circulatoire etc…
« physiologique » car il y a baisse
du métabolisme (diminution de la respiration, du
rythme cardiaque etc…)
« normal » car c’est un état
intermédiaire entre la veille et le sommeil, un
« état de conscience » que
tout le monde vit en s’endormant ou en se réveillant.
Il existe également des états hypnotiques
spontanés :
•
en lisant, quand on oublie l’entourage •
quand on rêvasse, le regard fixe et ne cligne pas,
alors qu’en état de veille, on cligne des
yeux 30 fois par minute • sur l’autoroute
avec le ron-ron du moteur, les voitures qui défilent
et le paysage monotone • au supermarché
etc…
L’hypnose est donc un état réveillé,
sauf que les yeux sont fermés.
« conditionnellement » car
c’est une forme d’apprentissage, et avec la
pratique on peut arriver à un état plus
profond d’hypnose.
L’hypnose est un moyen d’augmenter la suggestibilité,
trait inhérent à tous les êtres humains.
On est tous suggestibles. On a tous la capacité
d’accepter des suggestions depuis que l’on
est tout petit (« fait ceci », « ne
fait pas cela »).
L’hypnose est une expérience agréable
qui provoque une très grande détente. |
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4. Brève histoire de l’hypnose :
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Il est classique de faire remonter l’histoire scientifique
de l’hypnose à Antoine Messmer en 1878 ;
en fait, l’hypnose existe depuis la plus haute antiquité,
elle était utilisée en Egypte et en Grèce.
En 1880, Charcot s’empare de l’hypnose pour
en faire l’instrument de sa carrière à
grand tapage, et fait peu cas de la réserve déontologique
attendue de la part d’un médecin. Il sélectionne
des patientes hystériques sur lesquelles il fait
des démonstrations publiques aux médecins
et aux non-médecins. Ce faisant, il a contribué
au discrédit de l’hypnose dans le monde médical
français.
Sigmund Freud, à 29 ans, vint passer six mois à
Paris dans le service de Charcot, et fut très impressionné
par la réalité du phénomène
hypnotique. On peut même imaginer que c’est
à partir de là qu’il découvrit
la notion d’inconscient. De cette expérience,
Freud garda la conviction que le malade détient
tous les éléments de sa guérison,
et qu’il importe de les lui faire exprimer librement
pour l’aider à libérer son inconscient.
Milton H. Erickson, médecin-psychiatre en 1930,
a compris que l’inconscient n’était
pas un placard où s’entassaient tous les
évènements que nous voulions refouler, mais
une instance d’équilibre constituée
de tout ce qui n’était pas « ici
et maintenant ». Il ouvre la porte à
l’empathie, inexistante dans la position d’analysant
couché sur un divan, ne voyant pas son thérapeute,
et il développe la compassion. |
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